L’acquisition du langage et le multilinguisme
Faits saillants
- L’acquisition du langage est le meilleur prédicteur de la réussite d’un enfant à l’école et plus tard dans la vie. Le dépistage et l’intervention précoces en cas de troubles de la parole ou du langage constituent des aspects essentiels des soins ;
- En parlant leur langue familiale, les parents nouvellement arrivés au Canada offrent une stimulation optimale à leur enfant et soutiennent son identité culturelle. Ils sont les meilleurs modèles linguistiques pour leur enfant lorsqu’ils utilisent la langue qu’ils maîtrisent le mieux ;
- Les enfants qui possèdent de solides bases dans leur langue maternelle apprennent plus facilement une langue seconde. L’apprentissage d’une langue seconde peut se faire à tout âge. L’exposition à deux langues dès le jeune âge ne cause pas de retard de langage et n’y contribue pas ;
- Pour assurer un développement langagier optimal, les enfants doivent être exposés de façon fréquente et soutenue à leur langue familiale ou à plusieurs langues (dans le cas du bilinguisme), idéalement par leur famille et les personnes qui s’occupent d’eux ;
- Orienter vers les services locaux d’orthophonie les enfants qui présentent un trouble du langage, particulièrement ceux qui n’atteignent pas les principales étapes de la communication dans leur langue maternelle ou dans les deux langues.
L’utilisation de la langue maternelle et le bilinguisme
La langue première ou maternelle est la langue qu’un enfant acquiert dès la naissance, avant l’âge de trois ans. Les enfants d’âge préscolaire qui acquièrent de solides compétences dans leur langue maternelle apprennent plus facilement une langue seconde et réussissent mieux en lecture et en écriture à l’école. Malgré tout, environ 10 % des enfants qui commencent l’école ont un trouble du langage, selon Orthophonie et Audiologie Canada.
Puisque ces troubles peuvent nuire aux interactions sociales, leur dépistage et leur prise en charge précoces peuvent améliorer l’attachement et les interactions entre le parent et l’enfant, ainsi que la communication globale et le développement cérébral de l’enfant.
L’importance de la langue maternelle
Les recherches appuient les observations suivantes au sujet des enfants qui apprennent deux langues :
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Il est important et approprié que les parents parlent à leurs enfants dans leur langue maternelle ;
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Les enfants d’âge préscolaire qui possèdent de solides bases dans leur langue maternelle apprennent plus facilement une langue seconde ;
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Les enfants d’âge préscolaire qui ont de solides compétences dans leur langue maternelle réussissent généralement mieux en lecture et en écriture à l’école.
Encourager les parents à parler à leur enfant dans leur langue maternelle. Leur expliquer que les parents qui ne parlent pas une langue seconde ne compromettent pas le développement langagier, la réussite scolaire ou l’intégration de leur enfant à la société canadienne. Lorsqu’ils utilisent leur langue maternelle, les parents offrent les meilleurs modèles linguistiques à leur enfant : un vocabulaire riche et varié, des structures grammaticales appropriées et des échanges quotidiens naturels, fluides et faciles.
Quand les parents devraient-ils introduire une langue seconde ?
Une langue seconde est souvent définie comme une langue apprise après l’âge de trois ans. Elle est habituellement introduite une fois que la langue maternelle est établie. L’apprentissage d’une langue seconde peut se faire à tout âge et dans divers milieux, que ce soit à la maison, à la garderie ou à l’école. Le bilinguisme ne crée pas de confusion et ne nuit pas au développement du langage chez les jeunes enfants.
Les bébés ont la capacité innée d’apprendre plus d’une langue. Partout dans le monde, de jeunes enfants apprennent avec succès à parler deux langues en grandissant. Les recherches indiquent que plus un enfant apprend tôt une langue seconde, meilleure est son acquisition du langage. Encourager les parents à parler leur langue familiale à leur bébé dès la naissance, car celui-ci pourra ainsi apprendre efficacement et plus facilement deux langues en même temps.
Les enfants bilingues atteignent la plupart des mêmes étapes de la communication que les enfants unilingues (p. ex., babiller d’abord, enrichir leur vocabulaire, puis combiner des mots pour former des phrases). Il est courant qu’un enfant bilingue connaisse moins de mots dans chacune de ses langues, mais ce n’est pas le cas lorsqu’on tient compte du vocabulaire combiné des deux langues. En fait, la taille du vocabulaire « conceptuel » d’un enfant bilingue est semblable à celle d’un enfant unilingue.
Messages positifs à transmettre aux parents
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Parler la langue familiale avec les enfants, qui apprennent mieux auprès de personnes qui la maîtrisent bien ;
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Lorsque les enfants possèdent de solides bases dans leur langue maternelle, ils apprennent plus facilement une langue seconde ;
- Les enfants qui ont de solides compétences langagières réussissent mieux en lecture et en écriture à l’école.
Les différents types de bilinguisme
Bilinguisme simultané : Les enfants qui apprennent deux langues dès la naissance ou peu après font un apprentissage simultané des langues. Ils acquièrent deux systèmes linguistiques distincts qui interagissent aussi entre eux. L’exposition à deux langues ne cause pas de retard de langage. Idéalement, les enfants sont exposés de façon égale aux deux langues dès le départ, mais, dans un foyer bilingue, cet équilibre peut être difficile à atteindre. Il arrive qu’une langue devienne plus dominante que l’autre.
Les enfants qui font un apprentissage simultané de deux langues devraient atteindre les premières étapes de la communication (p. ex., premiers mots vers 12 mois, phrases de deux mots vers deux ans) à peu près au même moment que les enfants unilingues.
Bilinguisme séquentiel : Les enfants qui apprennent une langue seconde après avoir acquis leur langue maternelle font un apprentissage séquentiel ou sont des « apprenants d’une langue seconde ». Ils passent généralement par quatre étapes typiques :
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L’enfant utilise sa langue maternelle dans le milieu de la langue seconde, même si personne n’y parle sa langue maternelle (p. ex., Camille utilise le mot français « lait » pour demander du lait [« milk »] dans sa garderie anglophone) ;
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L’enfant cesse d’utiliser sa langue maternelle dans le nouveau milieu (celui de la langue seconde) et traverse une période « silencieuse » de trois à six mois. Pour acquérir des compétences dans la langue seconde, il cesse d’utiliser sa langue maternelle dans ce nouveau milieu, mais continue d’interagir socialement avec ses camarades et les adultes. À la maison, sa langue maternelle devrait continuer de s’enrichir (p. ex., Malik cesse d’utiliser des mots arabes dans sa garderie anglophone. Il communique par des gestes avec ses camarades et les adultes, mais continue de parler arabe à la maison) ;
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L’enfant commence à utiliser la langue seconde de manière télégraphique, par imitation ou dans des activités apprises par cœur (p. ex., compter, nommer les couleurs, désigner des objets ou des images), au moyen d’expressions mémorisées (p. ex., « Je ne sais pas », « Qu’est-ce que c’est ? ») ou en combinant des mots en courtes phrases. Il ne forme pas immédiatement des phrases grammaticalement correctes ;
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Utilisation productive de la langue seconde : L’enfant commence à construire spontanément des phrases, mais peut avoir un accent, mal prononcer des mots ou faire des erreurs grammaticales.
L’acquisition d’une langue seconde ne signifie pas que les habiletés orales de l’enfant (grammaire, vocabulaire et structure des phrases) seront identiques à celles d’un enfant unilingue du même âge. La maîtrise et les compétences dans une langue seconde se développent par l’exposition et la pratique. Les premières habiletés langagières se développent rapidement, généralement dans les six mois à deux ans suivant l’exposition à la langue seconde. Cependant, il peut falloir de cinq à sept ans pour qu’un enfant bilingue séquentiel atteigne une compétence orale semblable à celle d’un enfant unilingue. Chez ces enfants, il faut vérifier s’ils atteignent les premières étapes de la communication dans leur langue maternelle.
Les caractéristiques d’un enfant bilingue
La langue dominante
Lorsqu’un enfant apprend deux langues, il en utilise une plus souvent et avec plus d’aisance. La langue dominante est celle qu’il utilise spontanément et dans laquelle il possède un vocabulaire plus riche, forme des phrases plus longues et fait moins de pauses.
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Dominance linguistique : Une langue devient dominante parce que l’exposition de l’enfant à chacune des langues et les occasions de les pratiquer ne sont pas égales dans la vie quotidienne ;
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Mélange des langues : L’enfant utilise des mots des deux langues dans une même phrase pour remplacer les mots qu’il ne connaît pas ;
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Erreurs grammaticales : L’enfant fait des erreurs jusqu’à ce qu’il assimile les « règles » de sa nouvelle langue ;
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Perte de la langue maternelle : À mesure que la langue seconde prend le dessus, l’enfant peut perdre ses compétences dans sa langue maternelle. Cette perte peut nuire aux relations avec ses parents, qui peuvent avoir l’impression de ne plus pouvoir communiquer pleinement avec lui ou craindre une érosion de son identité culturelle.
Le bilinguisme et les retards de langage
Rien ne démontre que l’exposition à deux langues cause un retard de langage. En fait, les recherches montrent que l’apprentissage de deux langues procure des avantages cognitifs et sociaux. Même aux premières étapes du développement bilingue, les enfants qui apprennent deux langues les distinguent et utilisent chacune séparément avec différents interlocuteurs, y compris des inconnus.
Les enfants bilingues deviennent des communicateurs plus efficaces dans leur langue maternelle, acquièrent un vocabulaire plus riche, améliorent leurs capacités d’écoute, ont une meilleure mémoire et une plus grande flexibilité cognitive, et démontrent de meilleures capacités de résolution de problèmes et de raisonnement complexe.
Que faire lorsqu’un enfant présente un retard de la parole ou du langage ?
Les enfants qui présentent un retard ou un trouble de la parole ou du langage ne prendront pas plus de retard s’ils entendent ou apprennent deux langues. Si un enfant a un retard de langage, on peut s’attendre à observer les mêmes difficultés dans les deux langues.
Rien ne démontre que le fait de limiter à une seule langue un enfant qui présente un retard de langage facilite son apprentissage ou prévient un retard. Au contraire, limiter l’exposition de l’enfant à une seule langue peut nuire à ses interactions avec d’autres membres de sa famille ou de sa communauté, ou les restreindre. Il est impératif d’intervenir tôt, de donner aux parents les moyens d’agir et de faire participer l’enfant à des activités riches sur les plans du langage et de la littératie.
Considérations pratiques à transmettre aux parents :
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Si un enfant présente un retard de la communication, rassurer les parents en leur expliquant que le bilinguisme ne cause NI retard NI confusion ;
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Un enfant bilingue simultané qui présente un retard de la communication aura un retard dans les deux langues. Il faut s’attendre à des erreurs de même nature et de même gravité que chez les enfants unilingues qui ont un trouble du langage ;
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Chez un enfant bilingue séquentiel qui présente un retard de la communication, le retard sera présent dans la langue maternelle.
Le rôle des professionnels de première ligne lors du bilan de santé périodique
La langue joue un rôle essentiel dans l’établissement des liens d’attachement avec les membres de la famille et dans la formation d’une solide identité culturelle. Les professionnels de première ligne et les autres professionnels de la santé devraient examiner le développement langagier de l’enfant dans le cadre de la surveillance du développement.
Lors de l’évaluation d’un enfant dans sa langue maternelle ou d’un enfant bilingue, on peut utiliser les outils pédiatriques et les étapes de développement conçus pour les enfants unilingues, comme la liste de vérification Looksee, le Relevé postnatal Rourke ou d’autres outils décrits dans la section Le développement de l’enfant : enjeux et évaluation.
Sommaire des principaux points d’apprentissage
Déterminer la langue maternelle de l’enfant ou la langue familiale.
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Demander aux parents :
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quelle est la langue maternelle de l’enfant ou la langue parlée à la maison ;
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quelles autres langues sont utilisées à la maison ;
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dans quelle mesure l’enfant est exposé à chacune des langues (fréquence, pourcentage, milieu).
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Évaluer la dominance linguistique (demander aux parents si l’enfant utilise une langue plus souvent que l’autre) ;
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Pour apprendre une langue, l’enfant doit bien entendre. Vérifier que son audition est normale (c.-à-d. effectuer un test de dépistage auditif).
Déterminer les compétences de l’enfant dans sa langue maternelle ou dans les deux langues.
Même si vous ne parlez pas la même langue que la famille :
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déterminer si l’enfant semble présenter un retard dans sa langue maternelle à l’aide d’outils de dépistage pédiatriques ;
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s’informer de ses habiletés langagières réceptives et expressives dans les deux langues qu’il utilise ;
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repérer les « signaux d’alarme » associés à un risque élevé de difficultés de communication sociale ou de retard du développement ;
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expliquer aux parents l’importance de préserver la langue maternelle pour les futures compétences scolaires de l’enfant et les risques liés à sa perte ;
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rassurer les parents en leur expliquant que les comportements et usages de leur enfant (p. ex., période silencieuse dans la langue seconde, mélange des langues, erreurs grammaticales) sont normaux lorsqu’un enfant apprend deux langues.
Transmettre de l’information aux parents lorsqu’un retard de langage est soupçonné.
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Ne jamais présumer que le retard de langage est causé par l’exposition à deux langues. Ne jamais recommander aux parents de limiter l’exposition de leur enfant bilingue à une seule langue, même après un diagnostic de trouble du langage. Les rassurer en leur expliquant que l’exposition à deux langues n’a ni causé ni aggravé le retard. Les enfants qui ont un trouble du langage peuvent devenir bilingues ;
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En cas de bilinguisme simultané, un véritable retard sera présent dans les deux langues. Il faut s’attendre à des erreurs de même nature et de même gravité que chez les enfants unilingues qui ont un trouble du langage ;
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En cas de bilinguisme séquentiel, un retard ou un trouble de la communication sera présent dans la langue maternelle. L’apprentissage d’une langue seconde prend du temps. Certains enfants qui apprennent une langue seconde semblent avoir un retard par rapport à leurs camarades, mais il faut tenir compte de la durée de leur exposition à cette langue ;
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Si un enfant bilingue n’atteint pas les principales étapes de la communication dans sa langue maternelle, dans sa langue dominante ou dans les deux langues (dans le cas d’un enfant bilingue simultané), l’orienter vers les services d’orthophonie de sa région ;
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Les orthophonistes évaluent généralement les habiletés de l’enfant dans sa langue maternelle ou familiale avec l’aide d’un interprète culturel. Le traitement est souvent offert dans la langue maternelle de l’enfant, avec l’appui des parents et d’un interprète culturel.
Conseils à tous les parents sur le développement du langage
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Lisez souvent à votre enfant dans votre langue maternelle. Utilisez des livres d’images ou racontez-lui des histoires que vous avez apprises dans cette langue pendant votre enfance. Vous l’aiderez ainsi à développer ses habiletés d’écoute, de réflexion, de langage et de lecture ;
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Le visionnement de vidéos ou de la télévision ne suffit pas pour apprendre une langue seconde. Offrez à votre enfant de nombreuses occasions d’utiliser les deux langues dans divers contextes (à la maison, à la garderie, au parc et pendant les activités quotidiennes). Pour bien les maîtriser, il doit les entendre et les parler ;
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Jouez avec votre enfant dans votre langue maternelle. Par le jeu, il développe ses habiletés langagières lorsqu’il cherche un camarade de jeu, respecte des règles, négocie, attend son tour, collabore et accepte un résultat. Toutes ces habiletés font appel à la communication ;
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Chantez des chansons dans votre langue maternelle. Prenez le temps d’expliquer les nouveaux mots ou de raconter l’histoire qui se cache derrière une chanson traditionnelle.
Ressources pour les parents
Apprendre plus d’une langue aux enfants : aussi disponible en anglais, arabe, espagnole, Punjabi, et tagalog
Réviseuse(s)
Sangeeta Jain, MD
Mise à jour : juin, 2026
